Le seuil de 5 m² s’apprécie sur le projet
Le BOFiP précise que lorsque l’autorisation comprend plusieurs constructions, il faut tenir compte du projet dans sa globalité pour apprécier l’exonération de taxe d’aménagement des petites surfaces.
Un permis comprenant une maison et un abri de 4 m² n’exonère donc pas automatiquement les 4 m² de l’abri : l’opération totale dépasse le seuil.
Le même principe empêche de considérer le seuil comme une invitation à découper artificiellement un projet unique.
Deux abris distincts restent deux constructions
Sur le plan de l’urbanisme, chaque abri a sa surface et son emprise, mais la mairie peut examiner l’ensemble des constructions présentes sur l’unité foncière et les règles d’emprise ou d’annexes du PLU.
Un PLU peut limiter le nombre d’annexes ou leur surface cumulée, indépendamment des seuils nationaux de formalité.
Vérifiez donc le règlement local avant d’installer plusieurs petites constructions successives.
Les installations successives peuvent être regardées ensemble
Construire deux abris le même mois avec le même objectif de stockage ressemble davantage à une opération unique qu’à deux projets indépendants.
Espacer artificiellement les achats n’est pas une garantie d’exonération si l’administration considère qu’il s’agit d’un même projet ou si les règles locales limitent la surface cumulée.
Le meilleur raisonnement consiste à définir le besoin réel puis à vérifier le régime du projet complet.
Comparer aussi l’intérêt pratique
Deux abris de 5 m² occupent davantage de murs, de circulation et de toiture qu’un seul bâtiment de 10 m². Ils peuvent coûter plus cher à construire et à entretenir.
Ils peuvent également consommer plus d’espace de jardin et créer deux implantations à respecter par rapport aux limites.
La fiscalité ne doit donc pas être le seul critère : choisissez la solution la plus cohérente avec le terrain, puis vérifiez la taxe et les éventuelles exonérations locales 2026.